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Les Quatres Saisons

Casa França-Brasil – Rio de Janeiro – du 9 décembre 2004 au 23 janvier 2005

Por Christina Oiticica

Que l’on veuille ou pas, mon travail est influencé par mon séjour d’une année et demie en contact direct avec la nature, vivant intensément les quatre saisons de l’année. Ainsi finissent-elles par toucher mon oeuvre.

En général, les choses ne se passent pas au plan conscient, mais plutôt à l’inconscient. Aller vers un abri et une sécurité, vers un lieu qu’il identifie, cela fait partie de l’univers du parcours de l’être humain. Mon travail est un reflet de tout ce qu’il connait et qu’il identifie.

Mon travail est l’envers du parcours de l’homme. Il quitte la maison, la grotte et il retourne vers la nature. C’est un travail pélerin. Il est influencé par la manière d’être de la nature elle-même.

Nous, les êtres-humains, nous avons affaire à l’espace. Nous pouvons nous déplacer, nous sommes libres dans l’espace. Le végetal a affaire au temps, il a une existence plus grande. Il est libre dans le temps. Il est capable d’interrompre la germination de la semence, qui, au fond, est une grossesse interrompue, pour germiner à un moment plus propice.

Quand je laisse mon travail sur les champs, dans les fôrets, sur les lits de rivières asséchées, il ne saisit pas seulement l’élement physique, spatial, mais aussi l’élement énergétique. Quand il est dans la nature, il s’identifie et la nature va réagir à ce corps-là.

Le but de mon travail est celui d’aller outre les quatre murs qui le protègent, se servir de l’espace et aller plus loin. Aller plus loin que les quatre murs et être influencé par les conditions du temps, par les circonstances – disait Ortega y Gasset.

Pendant le cercle d’une année, où la nature travaille avec moi. Ce serait une association avec l’Immaculée Conception, la terre, qui aide à travailler le corps qui y est présent, aidant à la transformation du travail comme s’il était une semence qui, au bout d’une année, m’en donnera un fruit.


L’art issu des entrailles

L’oeuvre de Christina Oiticica, exposée à partie d’aujourd’hui à la Maison France-Brésil, plus qu’une création est issue des entrailles.

De la même façon que l’oeuvre chez l’artiste provient des profondeurs, l’oeuvre de Christina Oiticica ou au moins une partie d’elle, retourne à la terre pour en être ensuite retirée après une période de grossesse téllurique.

La nature devient ainsi une associée de Christina et chaque oeuvre reçoit d’une certaine manière une empreinte digitale de la propre nature.

Puissante association entre l’artiste et la nature. Les résultats sont surprenants. C’est comme si la main arbitraire des élements completait l’intention originale de l’artiste apportant à l’oeuvre une densité et une singularité spéciales.

En retirant de la terre ses oeuvres, Christina Oiticica doit se surprendre, elle-même, face à ce que la main invisible de la nature a fait avec ses projets originels.

Le résultat final de cette extraordinaire association est un art inimitable parce qu’à chaque cas l’aspect arbitraire des eaux et des vents et les mystères des pierres et de la terre ont interagi de façon unique sur la matière créée.

Les propres viscères de la vieille maison abritant la maison France- Brésil ont servi de lit pour une de ses oeuvres qui seront exposées ici. En émergissant, elle portera la marque d’anciens sédiments de la ville de Rio de Janeiro, dans lesquels elle plongea et d’où elle émergea.

Je ne l’ai pas encore vue, ressuscitée et la reconnaitre sera une surprise en plus promise par l’art de Christina qui va toujours très loin pour nous enchanter.

Marcos Castrioto de Azambuja
Président de la Fondation Maison France-Brésil


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Media:
   - Revue Chiques e Famosos
   - Jornal do Brasil - Coluna Hildegard Angel
   - Revista Flash
   - Jornal do Brasil - Coluna Elvira Vignas


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