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Ensuite, nous sommes partis planter ces tableaux à un lieu spécial.
Nous sommes revenus au gîte d'étape et nous avons pris un café avec tous
les pèlerins qui y étaient et avec la mère de Pedro qui est venue nous
connaître.
LE CHEMIN EN JUIN
Le 17 Juin
Comme je ne travaille pas le dimanche, on a pris la voiture et on est partis à Astorga.
Ensuite, Acácio et moi, on est partis à Foncebadón et à Cruz de Ferrro pour y jeter un coup d'oeil à l'endroit où je mettrai mes tableaux et pour parler à deux autres personnages du Chemin.
À Foncebadón, il y a une légende qui a été décrite dans “ Le Pèlerin de Compostelle” par Paulo et selon elle, Foncebadón ressortirait des cendres car c'était un “pueblo” (village) totalement en ruines. Quand Henrique a commencé à bâtir son beau restaurant mediéval, les pèlerins y passaient et lui disaient: “tu es en train de réaliser une prophétie de Paulo Coelho!!” Il ne savait pas ce que ça voulait dire, de quoi il s'agissait jusqu'au jour où il était à Saint Jacques et il acheté le livre “Le Pèlerin de Compostelle” et en le lisant il a tout compris.
Ensuite, on est allés à une gîte d'étape où vit Tomas à Monjarim el Acebo, près de Cruz de Ferro. Tomas est un ancien poissonnier qui, dans un rêve, a été ordonné de vivre sur le Chemin. Il fait des rituels tout habillé en templaire et muni d'une épée. En
hiver, à ce lieu là, la neige recouvre la porte da demeure et les pèlerins sont toujours reçus avec du café chaud et beaucoup d'histoires. En revenant à Astorga, on a aperçu un bel arc en ciel.
LE CHEMIN EN JUIN
Le 16 Juin
Le lendemain, on est partis le matin à Calzadilla de la Cueza et j'ai commencé mon travail sur le champs encore avec des fleurs natives. Ce jour-là, Christian, un journaliste et photographe autrichien, habitant sur le Chemin, est venu avec nous.
À un momnet donné, j'ai été surprise par un troupeau de moutons.
J'ai fait un travail où les petites toiles ont été énumerées et formaient un panneau. Je ne sais pas encore comment je le ferai au montage car j'aurai besoin d'un mur de grande taille.
J'ai enterré les tableaux près du gîte de Cezar. Nene, un hospitalier brésilien, est venu nous aider.
Après, on est partis vers Calzadella de la Cueza pour connaître un
personnage du Chemin. Cezar est un hospitalier et à son gîte d'étape, il y
a même une piscine. C'est super confortable chez lui. À côté, il y a une
auberge avec un restaurant à la cuisine délicieuse.
Cézar est un "cowboy" du Chemin. On dit même que Shirley Maclaine, dans son
livre, a parlé de sa rencontre avec lui.
Elle a dû penser à son désert américain et à son John Wayne.
On a déjeuné chez Cezar qui nous a invités très aimablement et après le
déjeuner, j'ai décidé de commencer un nouveau travail. Il y avait là-bas,
un beau saule pleureur et comme j'aime bien cet arbre là, j'en ai même fait
planter un chez moi à Saint Martin.
J'ai décidé de décalquer le relief du tronc sur la toile. J'ai divisé la
toile en trente petites toiles car mon idée était celle de continuer avec
des fleurs au printemps. J'y suis revenue le lendemain car j'étais épuisée.
LE CHEMIN EN JUIN
Quand je suis retournée sur le Chemin de Saint Jacques au mois de Juin, je ne savais pas encore exactement quel travail je dévelloperais. Alors je n'ai apporté que des petites toiles, un rouleau et des peintures en pigments pastels. Les lieux où les tableaux seraient plantés étaient à peu près programmés. J'avais peu de jours pour dévelloper mon travail car on était le 14 juin et je m'en irais le 21 Juin.
Je suis arrivée à Veloria de Rioja le 14 Juin pour chercher Acácio et ensuite, on est repartis à Carrión de los Condes. J'avais songé à préparer quelque chose pendant la nuit pour le lendemain mais l'inspiration ne m'a pas saisie.
Le 14 Juin
J'avais fixé avec Acácio de “planter” un tableau juste au milieu du Chemin et nous nous y sommes arrêtés. C'est un lieu, en général, oublié par les pèlerins car ils ne le trouvent pas intéressant. C'est une plaine qui, en été, devient un désert. Quand j'ai fait mon pèlerinage à l'été 1990, j'ai trouvé tout extraordinairement beau. Ce que j'y trouvais à ce moment-là était un immense jardin avec de belles fleurs à des couleurs très fortes comme le jaune et le rouge des coquelicots. J'ai décidé de faire tout un travail à partir de ces fleurs. À ce moment-là, c'est comme si tout autour devenait flou pour moi et mon énergie se concentrait sur le travail. J'ai produit dix toiles et je les ai enterrées au milieu du chemin. Parmi elles, une toile d'une bouche que j'avais apportée en Amazonie en 2004 et qui avait subi les infuences d'une indienne.
J'ai trouvé que faire la connexion entre l'Amazonie brésilienne et le Chemin serait une liaison énorme.
Saint Jacques de Compostelle - Mars 2007
ALTO DO PERDÃO
Puisque ça n'a pas été possible de monter au Alto do Perdão et jusqu'à la Vierge des Pyrénées en janvier, j'y suis retournée en mars.
Au Alto do Perdão, j'ai retiré trois tableaux de la terre. C'étaient les tableaux qui y ont passé la fin de l'automne et tout l'hiver. J'ai été bien contente du résultat.
À LA VIERGE DES PYRÉNÉES
En mars, quand je suis retournée à la Vierge des Pyrénées, nous y sommes montées un jour et le lendemain, ça n'a pas été possible car il a encore neigé.
Nous avions fait une marque bleue sur une pierre qui nous servait de repère et elle y était.
La terre est bien rouge à cet endroit et le tableaux avec les coquillages est devenu superbe!
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